D’aussi loin que l’on puise dans les mémoires, les festivités de fin d’année ont été et sont encore aujourd’hui pour les hommes un instant où le temps semble s’arrêter pour ne laisser libre cours qu’à ce que chacun pense et vit de la fête. C’est ici que s’illuminent les regards des enfants et que parents et amis se prennent à imaginer la joie de celles et ceux que l’on va pour un temps mettre à l’honneur.
C’est aussi le temps où la ville se pare de mille et un atours et semble vouloir s’habiller de couleurs. Les curieux viennent alors en visite à la recherche de curiosité autant que d’émerveillement.Si dans le lointain passé, la flamme était un signe distinctif de l’époque, peu à peu ont pris possession des quartiers les plus bouillonnants tout d’abord des guirlandes toutes simples, puis des éléments décoratifs plus structurés, pour atteindre des motifs plus complexes voire répondant à des thématiques particulières. Aussi au fur et à mesure où la lumière prend la place qui naturellement lui revient, les rêveurs de la nuit, les poètes noctambules et plus simplement les scénographes lumière se prennent à imaginer la ville autrement et recherchent par-là même des habits de lumière propres à transcender la cité.
Et c’est ainsi qu’aux illuminations classiques se trouvent mêlés aujourd’hui des murs inondés d’images, des éclairages où le dynamique rivalise avec la couleur, des décors multiples, des jeux alternatifs de lumière qui viennent envahir le bâti autant que le végétal…